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OPINION: Les PME belges risquent de manquer le train des big data

Les études américaines et les articles en anglais nous bombardent de termes tels que terrabytes, pettabytes, jusqu’aux zettabytes. En 2020, l’univers numérique devrait atteindre 44 zettabytes, selon une récente étude de l’IDC. Des géants comme Walmart, Facebook, Amazon et Google savent maintenant tout de nous. Et aussi comment utiliser ces informations pour augmenter encore leur puissance. La Belgique, pays de PME, reste à la traîne, et c'est inquiétant.

En Belgique, c’est le calme plat en comparaison avec le tsunami de données qui déferle sur l'Amérique. Les chiffres concernant les big data sont pratiquement absents ici. Les grandes entreprises commencent prudemment à les expérimenter et envoient parfois des dépliants publicitaires avec des offres personnalisées. Mais pour la plupart des PME moyennes, les big data sont un phénomène encore très éloigné.

Des réactions surtout face aux big data et Facebook

Le public réagit lorsqu’une banque comme ING ou BNP Paribas Fortis décide d’exploiter plus activement nos données pour en faire la matière première de ses nouvelles campagnes. Il réagit un peu moins quand l'ING fait part de sa décision d'investir dans des entreprises de big data.

Lorsque Facebook annonce avoir changé ses directives concernant l’exploitation de nos données d'utilisateur, l'entreprise provoque quelques troubles. Et le Secrétaire d’État pour la vie privée Bart Tommelein veut faire en sorte que les big data que conserve l'entreprise de la Sillicon Valley soient recueillies et utilisées de manière un peu plus respectueuse pour les consommateurs.

Les chiffres belges sont quasiment introuvables

Les chiffres belges sur les big data sont très rares. Le spécialiste de l’entreposage EMC a publié en 2013 une étude belge très intéressante, sur la base des réponses de 181 IT-managers, IT-professionals, experts techniques, data scientists et storage managers. Selon cette étude, 76 pourcents des entreprises de Belgique et du Luxembourg disent que les big data peuvent les aider à prendre de meilleures décisions. L’année précédente, seuls 40 pourcents des répondants en étaient convaincus. Les chiffres concernant le nombre d’entreprises qui utilisent effectivement les big data sont plus faibles. Un quart des entreprises dit avoir effectivement constaté que les big data les aident à prendre les bonnes décisions.

3 raisons pour lesquelles la Belgique, pays de PME, reste à la traîne

Comme nous l’avons dit déjà, l'entreprise moyenne ne bouge pas en Belgique, pays de PME. Big data ? “Oui, nous en avons entendu parler, mais nous ne les utilisons pas”, nous dit-on.

Les trois raisons principales pour lesquelles les PME ne sont pas intéressées par les big data.

1. Pas de responsable au niveau du management

La raison principale, c’est que personne ne s’en occupe dans les PME. Très peu d’entreprises belges ont un chief data officer, ou une fonction équivalente. Personne dans l’entreprise n’est capable d'associer l'ICT, les données et l’analyse aux défis des différents départements dans l’entreprise.

2. Les données et l’IT se situent dans un département fermé, éloigné du marketing

Et lorsque quelqu’un s’occupe des données, c'est souvent le CIO seulement. Celui-ci est responsable de l’infrastructure IT et de sa mise en oeuvre dans l’entreprise. Mais malheureusement, il ne les voit que dans la perspective informatique. Il manque de temps et d'expertise pour analyser les données. Il réfléchit rarement avec le marketeer, pour lequel les données comportent pourtant des chiffres très intéressants. Marketing et IT sont deux mondes à part. De sorte que n’est extraite des données aucune information qui pourrait vous donner une longueur d’avance sur vos concurrents.

3. Pas d’outils pour l’intégration et les big data

Les données restent dans les systèmes. Elles sont stockées, mais pas exploitées. Ce que les sales recueillent sur les clients et les prospects n'arrive pas jusqu'à la comptabilité. Ce que les données racontent sur les clients n’est pas traduit en langage compréhensible pour le marketing. Et ce par manque de systèmes conviviaux et intégrés. Dans la plupart des entreprises, les progiciels ont évolué indépendamment les uns des autres dans les différents départements. C’est seulement si des passerelles sont jetées que l'ensemble peut devenir plus important que la somme des parties.

Faites le test. Gagnez des leads supplémentaires

De nombreuses PME éprouvent des difficultés à mettre sur pied elles-mêmes des procédures et structures pour les big data. Mais cela ne veut pas dire qu'elles ne peuvent pas essayer. Aujourd’hui, il est possible, grâce aux big data, de sélectionner un groupe cible idéal et d’en extraire des leads et clients supplémentaires. Sur la base de l’évaluation de votre propre portefeuille de clients, en association avec les big data, vous pouvez déterminer à quoi ressemble votre client idéal. Une fois que vous le savez, il ne vous reste qu'à rechercher les look-a-likes.

Dans votre secteur, vous pouvez peut-être considérer les big data comme un phénomène américain dont vous n’avez pas besoin pour conserver vos clients aujourd'hui. Mais tôt ou tard, elles franchiront l'océan en masse. Et arriveront dans votre secteur spécifique aussi. Et si vous n’êtes pas prêt, cela pourra être rapidement terminé pour vous. Surtout si vos concurrents, eux, sautent dans le train des big data.

Le trésor des big data

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