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Posted on 09/01/2019

Mon projet est-il risqué ?

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Le risque 0 n’existe pas. Entreprendre, c’est créer, anticiper, s’adapter. C’est essayer, rater, réessayer et puis réussir. Il serait anormal que vous n’ayez pas peur lors du démarrage d’une nouvelle activité.

Mais, si le risque vous stresse trop et vous paralyse, faites tout plutôt que de créer votre entreprise. Le risque peut cependant aussi être un formidable incitant à l’action. C’est une question de personnalité.

Le risque psychologique

NEGATIF

Beaucoup d’entrepreneurs se sentent isolés, seuls. Le manque de considération parfois ressenti peut être difficile à vivre. Pourquoi ne vous a-t-on pas dit oui à votre proposition si géniale ? Parce que c’est comme ça ; Il faudra passer au-dessus des premiers refus ;

POSITIF

Le risque peut être positif. Il se résume alors très simplement : joie de la liberté et de l’indépendance. A chacun de définir ce à quoi il sera le plus sensible. Il faut en être conscient, en tout état de cause. S’entourer sera important pour vivre au mieux son lancement.

Plein de choses existent pour ne plus rester seul :

  • club d’entrepreneurs
  • week-end starters
  • formations, petits-déjeuners, conférences
  • réseaux sociaux, communautés d’entrepreneurs

Le risque du marché

NEGATIF

Un retournement de marché ou un événement environnemental peut provoquer la chute de votre entreprise, c’est certain. Mais, statistiquement, cela ne représente qu’une minorité des causes d’échec. Les erreurs viennent plutôt de mauvais réflexes en gestion, en stratégie,…

POSITIF

Tout est possible actuellement : hôtel pour chat, vente de remorques de vélo, services pour personnes séparées, site Web dédié à la cuisine, … Ce n’est pas parce que votre projet concerne un secteur saturé que le risque est forcément plus élevé. Tout dépend de votre niveau de préparation. En vous préparant bien, vous ne risquez pas autant votre peau que l’on peut vous le dire.

Essayez de rester souple (limiter vos coûts fixes) pour pouvoir corriger facilement le tir si nécessaire. Et imaginez, dès le départ, des solutions de rechange faciles et rapides à mettre en place en cas de « mouvements de marché ». Etre à l’écoute de ses clients et partenaires évite le crash !

Le risque financier

NEGATIF

Vous allez devoir mettre « sur la table » vos économies éventuelles, probablement vous endetter ou trouver un plan avec des proches et peut-être ne pas gagner grand-chose au départ.

POSITIF

Cependant, 10 € investis peuvent aussi vous en rapporter 100, si vous gérez bien votre affaire. Le risque financier existe, mais dans les deux sens ! Mettez une bonne compta en place avec un professionnel et un tableau de bord simple (avec quelques indicateurs importants pour vous). Et n’oubliez pas de vous faire aider!

Le risque social

NEGATIF

Vous n’êtes plus protégé automatiquement en devenant indépendant. Le risque de manque de couverture sociale est réel en cas de difficultés.

POSITIF

Grâce au nombre important d’assurances privées qui existent, ce risque peut rapidement se transformer en opportunité, car vous pouvez vous protéger « à la carte », de manière tout à fait personnalisée, en fonction de vos besoins. Mais l’initiative doit donc venir de vous. S’informer est, ici aussi, primordial. Rencontrez votre courtier, ainsi que d’autres spécialistes, car la maladie ou l’accident, cela n’arrive pas qu’aux autres !

Le risque familial

NEGATIF

Votre projet va plus que probablement vous absorber le corps et l’esprit … jour et nuit ! Le manque de communication avec vos proches peut provoquer des difficultés, voire des conflits ou des ruptures.

POSITIF

Ce risque peut cependant être positif aussi : ouverture d’horizons plus larges, nouveaux contacts, etc. Concevez, dès le départ, les conditions de travail et de vie avec vos proches. Parlez-en avant plutôt qu’après ! Et ne vous lancez pas si vous êtes, dès le départ, en opposition !

Pour diminuer le risque

  • Préparez votre projet. Récoltez un maximum d’informations et de conseils.
  • Démarrez votre projet au sein d’une couveuse ou d’une coopérative d’activité.
  • Répertoriez les risques potentiels de votre activité et imaginez les solutions possibles.
  • Prévoyez des marges sur les éléments importants (délais, coûts,…).
  • Restez simple : plus votre projet est simple, moins il est risqué.
  • Tentez d’obtenir des commandes fermes avant le lancement de votre projet.
  • Intégrez certains clients et fournisseurs dans l’activité, essayez de les impliquer dans votre réussite.

Graduez vos prises de risque selon votre expérience : ne prenez pas tous les risques au même moment !

Cet article est extrait du livre « Création d’entreprise 100 questions - 101 réponses », écrit par Olivier Kahn et Jean Pierre Riquet avec le soutien de Graydon Belgium.

Nous disposons d'un nombre limité de copies physiques de ce livre destinées nos fidèles lecteurs. Vous souhaitez recevoir un exemplaire gratuit ? Remplissez alors rapidement le formulaire de réponse, ou contactez notre collègue Joachim Van Lierde. D'ailleurs, ils vous a une nouvelle fois réservé une petite astuce.

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Un conseil de Joachim Van Lierde

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Au début, tout ne sera pas tout rose. Il est donc essentiel que vous vous informiez correctement sur vos potentiels fournisseurs et clients. Les fournisseurs sont souvent réticents à laisser les jeunes entreprises les payer dans un délai de 30 jours. Et puis, les clients peuvent porter préjudice à votre affaire s'ils ne respectent pas le délai de paiement européen standard de 30 jours. Comment réduire au maximum ces risques ?

Bien se préparer, voilà la base. Pour cela, vous pouvez travailler sur quatre points :

  • Grâce à Graydon, vous pouvez répertorier et (faire) analyser un groupe-cible potentiel. Cela vous permettra par exemple de repérer les secteurs qui paient le plus ponctuellement. Un point essentiel quand, en tant que nouvelle entreprise, vous ne disposez pas encore de fonds très importants. Vous pourrez alors concentrer votre prospection sur les industries les plus solides financièrement.
  • Ensuite, passez en revue vos concurrents. Vous vous ferez ainsi une idée des marges de secteur, du chiffre d’affaires moyen, du nombre moyen de jours de crédit client, des évolutions... Graydon peut déjà pas mal vous aider sur cette voie.
  • Pensez également à analyser individuellement chaque nouveau client en ce qui concerne la limite de crédit, les risques à long terme et le comportement de paiement, et ce avant même de vous lancer dans une collaboration avec eux. Vous pourrez ainsi créer un profil client amélioré tenant compte de ses capacités financières, mais aussi des vôtres.
  • N'oubliez pas enfin d’analyser vos fournisseurs. Cela vous permettra de savoir si vous êtes assuré de livraisons sur le long terme. La continuité est primordiale lorsque l’on monte une affaire. À vous de convaincre vos fournisseurs en adoptant un comportement de paiement correct. Vous diminuerez ainsi le risque de devoir payer des acomptes en tant que jeune entreprise.

Enfin, sachez que vous pouvez suivre vos clients, fournisseurs et concurrents de près avec notre système de review. Vous anticiperez ainsi directement chaque développement sur le marché.